Analyse de l'activité et de la structure financière

L'analyse des comptes consolidés permet d'étudier plusieurs points spécifiques :

  • Le chiffre d'affaires à l'intérieur d'un groupe est différent de celui des entités séparées
  • Les relations financières entre sociétés du groupe sont clarifiées par la consolidation
  • L'évaluation des risques met en valeur l'importance du groupe (garantie, répartition ...)
  • La structure financière des entités peut s'expliquer par la politique du groupe (crédits fournisseur, avances de trésorerie ...)

Les variations du périmètre de consolidation doivent être analysées :

  • De manière statique : on met en valeur le nombre de sociétés dans le groupe, leur localisation géographique et le niveau de contrôle (pourcentage d'intérêt)
  • Circonstances d'une entrée dans le groupe : activité inexistante, complémentarité, création d'une entité, rachat...
  • Circonstances d'une sortie du groupe : cession, modification du capital, procédure collective, réorganisation juridique...
  • Variations du pourcentage d'intérêt : renforcement dans le groupe ou désengagement
  • Stratégie du groupe : diversification, croissance externe, recentrage, synergies ...

Analyse de l'activité

On se base sur le compte de résultat. Le but est notamment de faire apparaître des tendances sur une base chronologique afin de dégager la dynamique de l'activité de l'entité.

On distingue deux possibilités :

  • Méthode de l'indice : montant annuel d'un poste (chiffre d'affaires, coût, etc.) utilisé comme indice de base 100 => ligne à ligne : année 2 contre année 1, année 3 contre année 2
  • Méthode de la variation du pourcentage : variation annuelle => ligne à ligne : année 2 contre année 1, année 3 contre année 2

L'analyse en tendance permet de faire des comparaisons avec les concurrents ou dans le temps :

  • dans un pays différent
  • d'une taille différente
  • avec une monnaie différente

En général sur 3 ans, parfois sur un secteur

  • Etude de l'évolution du chiffre d'affaires.

Le transfert des risques et avantages : les ventes ne sont comptabilisées que lorsque l'entreprise a transféré les risques liés à la propriété du bien à l'acheteur (ex : les biens peuvent nécessiter une installation ; certaines clauses permettent d'annuler le contrat)

Les échanges de produits : ils font l'objet d'une compensation pour des biens semblables ; ils doivent être valorisés à leur juste valeur, en produits et charges sans être compensés pour des biens différents

Le chiffre d'affaires net : on déduit du CA plusieurs éléments pour isoler ce qui est réellement facturé

  • Les frais de transport sur vente
  • Les escomptes pour paiement anticipé (= remise commerciale)
  • Les marges arrières (= participation commerciale)
  • Les commissions versées à des apporteurs d'affaires

On résume l'analyse de l'activité en trois grandes questions :

  • Localiser les évolutions du chiffre d'affaires
  • Expliquer les évolutions du chiffre d'affaires : prix, volume, change ou variation périmètre
  • Comparer les évolutions du chiffre d'affaires par rapport aux concurrents
  • Analyse du compte de résultat

On peut présenter le compte de résultat en pourcentage et par fonction. Cela permet de faire apparaître les modifications structurelles des résultats de l'exploitation d'une entreprise.

On peut également restructurer le compte de résultat à l'aide des soldes intermédiaires de gestion (SIG). Ils permettent de présenter le compte de résultat par nature autour de grandes fonctions (commerciale, productive...).

+ Ventes de marchandises (biens achetés pour être revendus en l'état)

- Achats de marchandises

- Variations des stocks de marchandises

= Marge commerciale (marge sur ventes de marchandises)

- Achats de marchandises

- Variations des stocks de marchandises

= Coût des marchandises vendues

+ Ventes de biens et/ou services produits par l'entreprise

+ Variations des stocks de produits et des en-cours

+ Production immobilisée (immobilisations produites par l'entreprise pour elle-même)

= Production de l'exercice

+ Marge commerciale

+ Production de l'exercice

- Achats de matières premières et autres approvisionnements et achats de sous-traitance

- Variation des stocks de matières premières et autres approvisionnements

- Autres achats et charges externes

= Valeur ajoutée

- Achats de matières premières et autres approvisionnements et achats de sous-traitance

- Variation des stocks de matières premières et autres approvisionnements

= Consommations de biens et services en provenance des tiers

+ Valeur ajoutée

+ Subventions d'exploitation

- Impôts et taxes (sauf les impôts sur les bénéfices)

- Traitements et salaires

- Charges de sécurité sociale et assimilées

= Excédent brut d'exploitation (EBE ou EBITDA)

+ EBITDA

+ Reprises sur dépréciations et provisions, transferts de charges

- Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions

+ Autres produits d'exploitation

- Autres charges d'exploitation

= Résultat d'exploitation (ou EBIT)

+ Résultat d'exploitation

± Quote-part de résultat des coentreprises

+ Produits financiers

+ Charges financières

= Résultat courant avant impôts

+ Produits exceptionnels

- Charges exceptionnelles

= Résultat exceptionnel

± Résultat courant avant impôt

± Résultat exceptionnel

- Participation des salariés aux résultats

- Impôts sur les bénéfices

= Résultat de l'exercice

Analyse de la structure financière

Dans une optique de comptabilité consolidée, il y a primauté du Bilan sur le Compte de Résultat car ce qui compte c'est la structure du groupe. De plus, le fondement de l'analyse de la structure repose sur la juste valeur.

  • Analyse du bilan

on peut également chercher à dégager les tendances et mobiliser des pourcentages pour apprécier l'état de la situation financière d'une entité.

Bilan liquidité

Bilan fonctionnel

Bilan par grandes masses

Cela permet de mettre en valeur le Fonds de Roulement, le Besoin en Fonds de Roulement (BFRE et BFRHE) ainsi que la Trésorerie Nette. C'est la relation de trésorerie : BFR - FR = TN

(+) Capitaux propres et passifs à long terme (CLT)

(-) Actif immobilisé (AI)

(=) Fonds de roulement (FR)

(+) Actifs courants sauf trésorerie (AC)

(-) Passifs courants sauf soldes créditeurs de banques (PC)

(=) Besoin en fonds de roulement (BFR) (besoin de financement résultant du cycle d'exploitation)

(+) Trésorerie de l'actif (ou disponibilités et équivalents de trésorerie) (TA)

(-) Trésorerie du passif (ou soldes créditeurs de banques) (TP)

(=) Trésorerie nette (T)

La relation de trésorerie permet d'analyser la structure financière.

On peut aussi exprimer le BFR en nombre de jours de chiffre d'affaires : BFR / CA annuel x 365


  • Endettement net et ratios

Emprunt de Long et Moyen terme

+ Emprunt de Court terme

- Disponibilités et placements de trésorerie

= Endettement financier net

Rotation des actifs : CA / Immobilisations corporelles « productives »

Autonomie financière : Capitaux propres consolidés / Total du passif (doit dépasser 20 ou 25 %)

Degré d'intégration du groupe : Capitaux propres part minoritaire / Capitaux propres consolidés

Capacité de remboursement : Emprunt LMT / Marge brute d'autofinancement (< à 3 ou 4 ans)

Gearing (endettement net) : Endettement net/ Capitaux propres consolidés

Endettement : Frais financiers / Excédent brut d'exploitation

© 2024-2025 Guillaume ARNOULD. Tous droits réservés.
Optimisé par Webnode
Créez votre site web gratuitement ! Ce site internet a été réalisé avec Webnode. Créez le votre gratuitement aujourd'hui ! Commencer
Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.